A propos de Neukomm Sigismund (Ritter von : chevalier) : compositeur, organiste virtuose, théoricien, critique, chef d'orchestre.

Au début de son autobiographie, Sigismund Neukomm affirme qu'il n'est pas un prodige « comme l'immortel Mozart ». Pourtant, de son vivant, il est très célèbre. Il a composé entre 1300 et 2000 oeuvres, qui ont reçues de nombreuses récompenses.
Né à Salzburg en Autriche en 1778, il étudie la musique dès 1785 et devient en 1794 l'organiste de l'église de l'Université, où il suit des études de philosophie et de mathématiques.
Il se consacre aux sciences naturelles et à la médecine, et donne des cours de piano et de chant. Il a entre autres élèves le dernier fils de Mozart.
En 1797 il quitte Salzburg et s'installe à Vienne, où il est élève de Joseph Haydn dont il deviendra plus tard l'homme de confiance. Avec son appui il se rend en Russie, où il est pendant une année maître de chapelle au Théâtre allemand de Saint Petersburg.
De retour à Vienne en 1808, il choisit deux ans plus tard d'établir sa résidence à Paris où se lie d'amitié avec Gossec, Grétry, Cherubini. Il fréquente alors les salons Talleyrand et en 1814 accompagne celui-ci au Congrès à Vienne, où son Requiem à la mémoire de Louis XVI est joué, ce qui lui vaut d'être fait chevalier de la Légion d'honneur par Louis XVIII (d'où peut être son titre de chevalier).
En 1816 il accompagne le comte de Luxembourg dans une mission diplomatique à Rio de Janeiro au Brésil, et fait alors connaître ( 1919) le Requiem de Mozart dans cette partie du monde. Il proposera d'ailleurs une version du Libera me Domine pour le compléter puisque selon lui le Libera qui termine la messe pour le morts manque au Requiem de Mozart !
Le 4 septembre 1842, il prononce le discours d'inauguration pour le monument à la mémoire de Mozart à Salzburg et dirige son Requiem les jours suivants. Il inaugure à Paris le nouvel orgue Cavaillé-Coll de l'église des Billettes et en juillet 1845 celui de la chapelle royale de Dreux.
Il consacre ses dernières années à la composition.
Il est enterré à Paris, au cimetière de Montmartre.
De nos jours, les enregistrements et les rééditions commencent tout juste à faire revivre ce personnage, au Brésil surtout, où sont sortis récemment trois volumes de ses compositions, mais aussi en France et en Allemagne. En France, c'est bien « l'immortel Mozart » qui semble lui venir en aide.
Quelques liens pour en savoir plus :
http://www.musicologie.org/Biographies/n/neukomm_sigismund.html
http://www.musicologie.org/theses/neukomm_01.html
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