quelques infos sur le compositeur de la Chanson de Tessa

Publié le par Marie-Francoise

Maurice JAUBERT naît à Nice, le 3 Janvier 1900 où il suit, parallèlement à ses études, des cours d'harmonie, de contrepoint et de piano au Conservatoire .
Puis il prépare à Paris, à la Sorbonne, une licence de lettres et un doctorat en droit.
Plus jeune avocat de France, il revient à Nice en1919 et compose ses premières œuvres musicales. En 1922, il décide d'abandonner le barreau pour la musique.
A partir de cette date se succèdent mélodies, œuvres de piano, musique de chambre et divertissements.
En 1925, il écrit sa première musique de scène pour la pièce deCalderon, "LE MAGICIEN PRODIGIEUX".
Tout en poursuivant son oeuvre: "Elpénor~"(1927) textes de Jean Giraudoux, "Contrebande"
(1927) opéra de chambre sur un texte de Georges Neveux, "Tois Sérénades"(1928) sur des textes de Guillaume Appollinaire,  il rencontre pour la première fois le cinéma en 1929 en écrivant une"musique d'écran" pour NINA PETROVNA.
Cette première partition consacrée au 7e art sera suivie, de 1931 à1939, par beaucoup d’autres dont  Maisons de la misère, d'Henri Storck , Drôle de drame, Hotel du Nord, Quai des brumes et Le jour se lève, de Marcel Carné. Violons d’ingres, de J.B. Brunius sera terminé en Août 1939: il comptait en tirer un concerto de violon.
Le cinéma, qu'il aimait et comprenait, à l'encontre de beaucoup de ses contemporains, ne représentait pourtant qu'une des multiples facettes de l'activité créatrice de Maurice Jaubert. Il fût aussi un chef d'orchestre très demandé et dirigea, non seulement la musique de nombreux films chez Pathé-Nathan (dont ceux d'Arthur Honegger et Darius Milhaud) mais de nombreux concerts, tant en France qu'à l'étranger. Après sa rencontre avec Emmanuel Mounier, il devient, à la création d' ESPRIT, un des collaborateurs de la revue jusqu'à sa mobilisation en 1939. Ses écrits, ses conférences et une importante correspondance restent un très actuel témoignage de sa compréhension de l'évolution des années 30 à 40 et de ses prises de position, tant politiques (vis à vis de la guerre d' Espagne, par exemple) que musicales (il a vigoureusement défendu Kurt Weill, alors totalement méconnu).

Dans cette même période, il écrit la musique de scène de TESSA de Jean Giraudoux (Athénée 1934) dont proviennent "La chanson de Tessa" et "La Ballade"; puis "Nativité", cantate pour soli, chœurs mixtes et orchestre (1935), suivie de la "Cantate pour le Temps Pascal" donnée en première audition à la salle Pleyel .

NB.: Il est intéressant de noter que François Truffaut utilisera de la musique de Maurice Jaubert, pour quatre de ses films : Adèle H., L’argent de poche, L’homme qui aimait les femmes, et La chambre verte.

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Publié dans choraleespace16

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